Contes traditionnels du Québec

Au Québec, il fut une époque où chaque village avait son diseur de menteries ou de vérités revues. Pauvres de biens, les habitants étaient riches d’imaginaire, alors ils se visitaient et racontaient lors de veillées. Les vieux conteurs de ce temps passé seraient heureux d’écouter ces Contes traditionnels du Québec et de constater combien la semence a pris racine. Défendu par la fine fleur des conteurs québécois actuels, ce disque est le témoin passionné de l’éternelle jeunesse du conte dans la belle province.

♥  COUP DE CŒUR CHARLES CROS

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On rit ou on tremble, on se moque ou on compatit, bref, on vit par nos oreilles ! Blandine Canonne, Académie Charles Cros

Au Québec, le conte a transcendé les courants, les modes plus ou moins éphémères, comme il l’a toujours fait à travers l’histoire du monde. Ce renouveau est dû en grande partie à tous ces artisans de festivals et à toute cette nouvelle génération de jeunes conteurs et conteuses qui ont repris à leur compte le champ extraordinaire de la parole. Le « vieil art » du monde retrouve au Québec une nouvelle jeunesse.
Aujourd’hui il semble se réapproprier sa vraie fonction : celle de rassembleur, jouant d’émotions et de connivence avec un public souvent de tout âge et heureux de se libérer de ses écrans pour s’inventer ses propres images et son merveilleux, à l’écoute d’une liberté de paroles. On a raison de dire que le conte est vieux comme le monde. Il a accompagné dans leurs voyages toutes les civilisations. Au Québec, il a débarqué des bateaux avec les arrivants du vieux continent, s’est installé à demeure et s’est enrichie de la culture amérindienne. La vie des habitants dans la Vallée du Saint-Laurent était dure et l’est restée longtemps. Les navires, figés dans la glace de l’hiver des quelques ports de mer, dormaient en attendant le dégel du printemps, coupé des communications avec les vieux pays pendant presque la moitié de l’année. Les bateaux dormaient, mais les gens veillaient et se visitaient. Pauvres de biens, mais riches d’imaginaire et de mémoire, on se chantait des chansons, se racontait des histoires, des contes, des légendes, on en inventait même sur place.
La Conquête anglaise, refermant la nation sur elle-même, contribuera encore plus à augmenter le corpus de légendes dans les veillées. Beaucoup de contes arrivés au Québec viennent de creusets aussi lointains que les contrées d’Orient, transportés à travers les pays d’Europe par les voyages, les guerres, les invasions de toutes sortes. En un mot, par l’histoire forgeant ces peuples, dont bien sûr ceux de France, mère-patrie des premiers habitants d’ici. Certains vieux contes, déjà transformés en Europe par la langue et les coutumes locales, continueront dans la belle province leur adaptation : ils changeront souvent de titres, de noms de personnages ou de héros, pour devenir par exemple le fameux Ti-Jean, personnage coloré et merveilleux, de beaucoup de contes québécois.

Ces 8 contes pour 8 conteurs : c’est le charme d’un accent d’outre-Atlantique qu’il faut apprivoiser, ce sont des mots gouleyants et ronds en bouche, des expressions pleines d’images, des histoires pleines de diables, de femmes courageuses et d’indiens, des morales pleines de bon sens… Il y a parfois des trames qu’on retrouve de par chez nous (l’Invisible fait songer à Cendrillon, L’ours des rosiers à la Belle et la bête…) Ces contes, à partager en famille, on peut les écouter comme on déguste un gâteau, parce que chaque voix des conteuses et conteurs nous emmène dans un monde différent. Il faut reprendre son souffle avec chaque épilogue, l’histoire nous a envahis, les images se sont logées dans la tête. On rit ou on tremble, on se moque ou on compatit, bref, on vit par nos oreilles !
Blandine Canonne – Académie Charles Cros

Les histoires font parfois peur, le diable est bien présent, comme souvent dans les contes traditionnels (j’ai souvent pensé aux contes bretons). Mais elles sont toutes captivantes. On a l’impression d’être au coin du feu et d’écouter les conteurs, d’être avec eux. Un double CD qui va enchanter les amoureux du Québec et les amateurs de contes, tout simplement.
La mare aux mots

de Jocelyn Bérubé, Michel Faubert, Simon Gauthier, Nadine Walsh, Robert Seven-Crows, Renée Robitaille, Alexis Roy, François Lavallée musique Mario Giroux, Norbert Pignol, Christophe Sacchettini, Jean-Pierre Sarzier, Sébastien Bouhana illustration Steve Adams I collection La puce à l’oreille I format Livre audio 2CD, 140 x 125 mm I durée 109 mn I langue Français
Support CD 21 € I Téléchargement 9,99 €

Référence : ODL707-08 – EAN & ISBN 9782917333327

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